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VERS DIGESTIFS : PAR ICI LA SORTIE A LA CLINIQUE VETERINAIRE ALIZEE PARIS 14

Les vers digestifs du chat et du chien sont nombreux. Ils sont néfastes pour la croissance du jeune chaton et du jeune chiot mais surtout ils constituent pour certains d’entre eux une menace pour la santé humaine (transmission possible du parasite de l’animal à l’homme : on parle alors de zoonose)

Remerciements au laboratoire Bayer Pharma pour les très nombreux clichés fournis.

LES ASCARIDES : UN DANGER POUR LE CHIOT ET LE CHATON, UN RISQUE POUR L’HOMME

Toxocaracanis

Ce sont des vers ronds communément appelés « ASCARIS »

Les ascarides sont des vers ronds, allongés, que l'on appelle souvent "ascaris des chiens et des chats" parce qu'ils ressemblent aux ascaris de l'Homme, bien qu'ils ne soient pas de la même famille. Les ascarides les plus fréquents sont  Toxocaracanis, parasite du chien et Toxocara cati, parasite du chat. On rencontre plus rarement Toxascarisleonina, parasite à la fois des chiens et des chats.

Les propriétaires sont incités à être très vigilants sur les infestations de leurs compagnons par ces vers, car ceux-ci représentent à la fois un danger pour les animaux et pour les humains.

Mode de vie des ascarides et risques de contamination

Toxocaracanis

Toxocara cati

Les ascarides adultes vivent dans l'intestin des chiens et des chats. IL EST POSSIBLEDE LES RETROUVER SOUS FORME DE « SPAGHETTI» DANS LES CROTTES OU LES VOMISSEMENTS DE VOS ANIMAUX.

Le cycle de ce vers dans l’organisme de vos animaux est relativement complexe : ils migrent à travers de nombreux organes internes et finissent par s’y enkyster.

Les chiens et les chats peuvent être contaminés de plusieurs façons :

  • par la bouche : Les œufs ainsi avalés libèrent des larves également microscopiques dans le tube digestif de l'animal et celles-ci, traversant les organes, remontent dans les bronches et la trachée avant de se transformer en nouveaux adultes dans l'intestin.
  • pendant la gestation (grossesse) : Chez une chienne enceinte, les larves enkystées se réactivent et contaminent les chiots alors qu'ils se trouvent encore dans le ventre de leur mère (CONTAMINATION TRANSPLACENTAIRE). Quand ils naissent, les chiots sont déjà porteurs d'ascarides.
  • pendant la lactation : des larves d’ascarides peuvent se retrouver dans le lait des chiennes ou des chattes allaitant leurs petits et contaminer ainsi les chiots ou les chatons (CONTAMINATION GALACTOGENE).
  • Ces enkystements sont pérennes et nous assistons à une reprise du cycle pendant la gestation avec une contamination transplacentaire des fœtus pendant la gestation et pendant la lactation par voie galactogène des chiots et des chatons.

ASCARIS ADULTES

ASCARIS ADULTES

L’homme se contamine en ingérant des œufs d’ascaris microscopiques.La contamination des humains se fait surtout par ingestion d'œufs microscopiques, en avalant des aliments souillés (comme des légumes mal lavés) ou en portant à sa bouche des mains salies. Il existe de nombreuses occasions d'avoir des œufs d'ascarides sur les mains : travaux de jardinage, caresses à un animal dont le poil est porteur, jeux dans un bac à sable dans lequel un chat ou un chien a fait ses besoins… Plus rarement, l'Homme peut se contaminer en mangeant de la viande mal cuite contenant des larves.

Les dangers de la contamination par les ascarides

Les dangers pour les chiens et les chats

C'est surtout pour les chiots et les chatons que les infestations par ces parasites sont dangereuses. Ces vers provoquent une baisse de forme et un ralentissement de la croissance, accompagnés de troubles digestifs (vomissements, diarrhée, gros ventre), respiratoires (toux due à la migration des larves) et cutanés (poil terne, pellicules, démangeaisons). S'ils sont présents en très grand nombre dans le tube digestif d'un chiot ou d'un chaton, les ascarides peuvent être à l'origine de la mort de celui-ci par obstruction (formation d'un bouchon) ou même perforation de l'intestin. Un chiot ou un chaton pas en forme, ballonné, avec un poil piqué doit faire penser à un problème de vers. De même, si un jeune animal se met à tousser, c'est peut-être parce qu'il n'a pas eu son vermifuge en temps et en heure.

Œuf d’ascarides

Larve d’ascaride sortant de l’oeuf

Les risques pour l'Homme

De nombreuses situations sont propices à cette contamination humaine : jardinage, caresses à ses animaux, séjour et jeu dans un bac à sable contaminé par des crottes de chiens ou de chats.

C'est aussi pour les enfants que les ascarides présentent le plus grand danger. Quand un humain avale un œuf d'ascaride, celui-ci, comme chez les chiens et les chats, libère une larve microscopique qui migre dans les organes internes. Chez l'adulte en bonne santé, les conséquences sont peu importantes : un peu de fièvre, de la fatigue, des douleurs musculaires transitoires, signes qui ressemblent à ceux observés lors d'une grippe. Chez l'enfant, mais aussi chez les personnes dont les défenses naturelles sont affaiblies par une maladie ou par un traitement médical, les signes sont parfois plus marqués, et les larves peuvent migrer jusqu'à des organes très sensibles comme l'œil ou le cerveau. Il peut ainsi y avoir une atteinte générale, avec fièvre et signes hépatiques, pulmonaires et digestifs, une atteinte oculaire avec perte de la vision, une atteinte nerveuse avec méningite. La maladie chez l'Homme s'appelle la toxocarose.

La contamination des humains n'est pas rare. Ainsi, en Europe, on estime que 20 % de la population a été à un moment ou un autre contaminée par ces parasites. Dans les régions au climat chaud et humide favorable à la survie des œufs de parasites dans l'environnement, les chiffres sont impressionnants : à la Réunion, 93 % des enfants sont ou ont été contaminés ! Heureusement, les formes graves de la maladie sont très rares.

Comment lutter contre les ascarides

La vermifugation, pour protéger les animaux et les humains

Vermifuger est un acte citoyen pour protèger les chiens et les chats mais aussi et surtout prévenir toute contamination humaine (et surtout des enfants) .Traiter les chiens et les chats contre les vers est le meilleur moyen de les protéger, mais aussi de limiter les risques de contamination à l'Homme et à l'enfant. Comme les chiennes et les chattes peuvent transmettre des ascarides à leurs petits pendant la gestation ou la lactation, et que les œufs de parasites peuvent être très nombreux dans l'environnement, il est conseillé de vermifuger les animaux dès leur plus jeune âge, et de renouveler le traitement très régulièrement.

  • Vermifugation des chiots : il est conseillé de la pratiquer dès l'âge de 2 semaines, puis à 4, 6 et 8 semaines, puis tous les mois jusqu'à l'âge de 6 mois.
  • Vermifugation des chatons : à pratiquer dès l'âge de 3 semaines, puis à 5, 7 et 9 semaines, puis tous les mois jusqu'à l'âge de 6 mois.
  • Vermifugation des chiens et chats adultes : au moins 4 fois par an (tous les 3 mois). En cas de contact avec des jeunes enfants ou avec des personnes fragiles, une vermifugation toutes les 4 à 6 semaines est préférable car elle réduit totalement le risque de contamination de l’environnement par des œufs de parasites.
  • Vermifugation des chiennes et des chattes reproductrices : les mères doivent être traitées en même temps que leurs petits. Elles peuvent également être vermifugées en fin de gestation avec un vermifuge larvicide.

Quel vermifuge utiliser ?

Dans l’idéal il faut utiliser un vermifuge adultide et larvicide : il n’en existe qu’un seul le marché, donc demandez conseil à votre vétérinaire. Tous les vermifuges ne sont pas efficaces sur les ascarides, et parmi ceux qui le sont, tous n'ont pas une action sur les larves. 

Demandez à votre vétérinaire d'établir avec vous le plan de vermifugation de vos chiens et de vos chats, et traitez-les avant qu'ils ne soient malades.

Respecter les règles d'hygiène élémentaires

Afin de limiter la contamination de l'environnement :

  • Ramassez les crottes de votre chien ou de votre chat que ce soit en ville ou dans le jardin.
  • Ne laissez pas vos animaux accéder au potager, aux plages, aux espaces de jeu (bacs à sable). Si vous possédez un bac à sable, placez-y un couvercle quand les enfants n'y sont pas.

Afin de limiter la contamination humaine :

  • Lavez-vous les mains régulièrement, et surtout après avoir manipulé les animaux ou le sol.
  • Lavez soigneusement les légumes, surtout s'ils sont destinés à être mangés crus.
  • Cuisez la viande à cœur, surtout les abats. Des viandes très diverses sont susceptibles d'abriter des larves de Toxocara : le porc, le poulet, le pigeon, le lapin, l'agneau, le veau…

LES ECHINOCOQUES : UN DANGER POUR L’HOMME

  • L'échinococcose alvéolaire à Echinococcus multilocularis est une maladie due à un ver plat du renard mais qui peut vivre aussi chez les chiens et les chats. Les animaux se contaminent en mangeant des petits rongeurs. Ce ver n'est guère dangereux pour nos animaux de compagnie, mais il l'est pour l'Homme, qui peut se contaminer à partir de son compagnon à quatre pattes. Localisation : moitié nord et est de la France, région Parisienne mais aussi Normandie et Bretagne (il n’a d’ailleursmalheureusement pas été recherché sur la moitié sud de la France, mais il n’y a aucune raison de ne pas le trouver) en Europe de l'est et du nord. Précautions à prendre : traiter votre chien et votre chat (s'il chasse régulièrement des petits rongeurs) avec un vermifuge actif contre les vers plats (cestodes) pendant votre séjour, et encore une fois à votre retour, en suivant la prescription de votre vétérinaire. Et pour vous-même : ne mangez pas de baies sauvages et de légumes sans les avoir rincés, lavez-vous les mains après avoir caressé vos animaux ou avoir jardiné.

Les échinocoques sont des vers plats dont l'adulte est un parasite des renards ou des chiens, et, beaucoup plus rarement, des chats. Les échinocoques ne sont pas bien dangereux pour nos animaux de compagnie, mais leur forme larvaire peut être à l'origine d'une maladie grave chez l'Homme, l'échinococcose.

Le renard joue un rôle majeur dans la transmission de ce vers. En défécant sur le sol, il contamine l’environnement avec des milliers d’œufs sur le sol et aussi sur les baies sauvages. Ces œufs microscopiques sont alors ingérés par des campagnols au sein desquels il forment des kystes dans le foie. En chassant ces campagnols, les autres renards se contaminent mais aussi les chiens et les chats. Chez l’homme, l’ingestion accidentelle en mangeant des baies sauvages contaminées, provoque de multitudes de kystes dans le foie. Cette maladie grave a pour nom l’échinococcose alvéolaire.

L'adulte est parasite du renard. Ses œufs microscopiques sont disséminés dans les crottes des renards, et peuvent être déposés sur les plantes, les baies sauvages, le sol, et même sur les légumes du jardin. Les oeufs du parasite sont ingérés par des petits rongeurs, comme les campagnols par exemple. Les parasites forment alors des kystes dans le foie. Les renards se contaminent à leur tour en mangeant les rongeurs infectés. Les chiens et les chats qui chassent peuvent se contaminer de la même façon.

Ce sont les oeufs qui sont dangereux pour les humains : le parasite se comporte chez l'Homme comme chez les rongeurs, en envahissant le foie. L'ingestion d'œufs peut se produire en mangeant des légumes ou des baies souillées, ou en portant à la bouche des mains non lavées.

Kystes d’échinocoques dans l’abdomen d’un petit rongeur

LE TENIA DES PUCES DU CHAT

Il s’agit du « ténia » au doux nom de Dipylidiumcaninum que vous avez sans doute observé sous forme de grains de riz dans les crottes de vos chiens ou vos chats.

Œuf de Dipylidiumcaninum

Tête (scolex) de Dipylidiumcaninum

Mode de vie du Dipylidiumcaninum

Le ver Dipylidiumcaninum vit dans l’intestin des chiens et des chats. Son corps aplati est composé de segments qui se détachent au fur et à mesure de sa croissance et sont facilement visibles dans les selles. Dans les premières heures, ces segments sont beiges et mobiles : ils sont capables de sortir tout seuls par l’anus de votre animal de compagnie et de ramper sur les surfaces ! Surprise classique mais peu agréable pour les propriétaires de chats : trouver un anneau de Dipylidium qui rampe sur les genoux que le chat vient de quitter… Avec le temps, ces segments se dessèchent et deviennent opalescents. Ils ressemblent alors à des grains de riz crus.

Ce parasite digestif se transmet par les puces du chien ou du chat. Ces vers provoquent des démangeaisons chez les animaux qui se frottent l’arrière train sur le sol : on appelle cela le signe du traineau.

Ces segments contiennent les œufs du parasite, mais ne sont pas directement infestants. Ils doivent être d’abord avalés par des larves de puces ! En effet, les larves de puces vivent dans l’environnement et se nourrissent de divers débris. En ingérant les œufs contenus dans les segments de Dipylidium, elles deviennent porteuses du parasite. Une fois adultes, les puces gagnent le pelage des animaux. Les chiens et les chats se contaminent en avalant des puces adultes lorsqu’ils se toilettent ou se mordillent.

Les risques pour l’Homme et les animaux

Les enfants peuvent se contaminer en avalant par inadvertance une puce porteuse du Dipylidium, ou en se laissant lécher le visage par un chien ou un chat dont la salive a été contaminée par une puce écrasée. Cela reste rarissime. Chez l’Homme comme chez le chien ou le chat, avoir des Dipylidium dans l’intestin ne provoque aucun symptôme grave. Cependant, chez les animaux, Dipylidium peut être à l’origine de démangeaisons au niveau de l’anus. Ils ont tendance alors se frotter le derrière sur le sol : c’est ce qu’on appelle le signe du traîneau.

Traitement et prévention de la contamination par Dipylidium

Même s’il ne paraît pas malade, il est préférable de traiter un chat ou un chien contaminé par Dipylidium. Cela permet de soulager les démangeaisons anales, d’éviter la dissémination du parasite dans l’environnement et de protéger les humains. Le traitement consiste en l’administration d’un vermifuge actif contre les vers plats (cestodes). Demandez à votre vétérinaire de vous prescrire le produit convenant le mieux à votre animal.

Il est également indispensable de traiter contre les puces. En effet, il ne faut pas oublier que le cycle de vie du ver passe obligatoirement par les puces (voir plus haut). Un animal contaminé par Dipylidium a donc des puces.

Enfin, il convient de ne pas laisser les animaux lécher le visage des enfants, ni même des adultes. Le risque de contamination par Dipylidium par léchage est très faible, mais cette mauvaise habitude peut être l’occasion de transmission d’autres parasites ou bactéries, plus dangereuses.

Ce vers étant transmissible à l’homme, il faudra lors de présence d’un cas avéré de Dipylidiumcaninum de vermifuger vos animaux mais aussi et surtout les traiter contre les puces qui sont vectrices obligatoires de ce parasite.

LES ANKYLOSTOMES

L’infestation par ce vers s’appelle l’ankylostomidose.

Ankylostome

Ce petit vers rond d’environ 10 mm se comporte comme un parasite hématophage (véritables petits vampires qui se nourrissent du sang de l’animal parasité.

Cycle de vie d’Ancylostomacaninum

Les chiens et les chats peuvent se contaminer de plusieurs façons :

  • En avalant des aliments souillés, de l'herbe, de la terre, parfois même des selles contenant des larves. Ce mode de transmission est fréquent en collectivité ou dans les environnements mal nettoyés.
  • Les larves d'Ancylostoma sont capables de traverser la peau des animaux. C'est un mode de contamination très fréquent dans les chenils mal entretenus dont le sol en terre battue peut contenir des larves. Il suffit que le chien se couche sur le sol pour être contaminé.
  • Lors de l'allaitement maternel. Les larves d'A. caninum peuvent s'enkyster dans les muscles d'une chienne, et se réactiver lorsque celle-ci allaite ses petits. Les larves passent alors dans le lait et sont avalées par les chiots.

Cette maladie se manifeste par des diarrhées avec présence de sang noir dans les selles (méléna).

La lutte contre les ankylostomes

Pour éviter la contamination des chiens et des chats, et étant donné leur mode de vie qui les exposent à la contamination par différents vers parasites, il est recommandé de les vermifuger régulièrement, avec un vermifuge prescrit par un vétérinaire et selon un rythme défini par celui-ci. La contamination possible par les ankylostomes sera prise en compte dans le choix du médicament à utiliser. Une attention particulière sera portée aux chiennes allaitantes, le plan de vermifugation ayant pour objectif de protéger les chiots de la transmission par le lait. Parlez-en à votre vétérinaire.

Le contrôle de l'environnement est également très important. Afin de réduire les risques de contamination, les selles doivent être ramassées et détruites. Si les municipalités insistent sur le ramassage des crottes dans les espaces publics, ce n'est pas pour embêter les propriétaires d'animaux, mais pour des raisons sanitaires. En effet les larves d’ankylostomes sont responsables de larvamigrans (larves migrantes sous la peau) chez l’homme très douloureuses et prurigineuses (ça fait mal et ça gratte). Il faut également veiller à l'hygiène des chatteries et chenils, et éviter dans ceux-ci les sols poreux pouvant abriter des larves.

LES TRICHURES

Trichures dans la muqueuse intestinale

Dans ce groupe de vers parasites, seul Trichurisvulpis concerne nos animaux de compagnie en Europe. Il s'agit d'un ver parasite des chiens et des renards dont l'adulte fait 3 cm de long. L'infestation par ce ver s'appelle la trichurose.Ce vers parasite les intestins de vos chiens et des renards omniprésents sur le territoire français rural et urbain.

Mode de vie des trichures

Les trichures vivent dans le gros intestin et se nourrissent du sang de leur hôte. Leurs œufs se retrouvent dans l'environnement au sein des crottes de l'animal parasité. Si la température le permet (supérieure à 4° C), une larve se forme en quelques semaines à l'intérieur des œufs, et protégée par cette coque, peut y survivre plusieurs années. La contamination des chiens se fait par ingestion de ces larves. La trichurose se rencontre plus fréquemment chez les chiens vivant en collectivité, dans un environnement mal entretenu.

Œuf de trichure

Lutter contre les trichures

Le plan de vermifugation établi par votre vétérinaire, surtout si vous habitez dans une région où les températures descendent rarement au dessous de 4°C ou si vos chiens vivent en collectivité, comprend en général un vermifuge ayant une action préventive sur ce parasite. Pour réduire les risques de contamination, il est indispensable de garder l'environnement de votre animal propre, en pratiquant le ramassage des crottes et le nettoyage des chenils.

En cas de trichurose avérée, un traitement médical doit être mis en place, sur prescription de votre vétérinaire.

ANGIOSTRONGYLOSE : VERS DU CŒUR ET DES POUMONS : LE PETIT VERS QUI MONTE, QUI MONTE…

Angiostrongylusvasorum, « The French heartworm »

Grâce à sadécouverte à l’ENVToulousepar le Pr SERRES en 1853, cevers parasite Angiostrongylusvasorumestappelé the French Heartworm” par nos confrères anglosaxons. Ce parasite a la facheuse habitude de se logerdans le Coeur droit et les artèrespulmonaires des chiens et des renards. Ce parasite estdésormaisdécrit à travers toutel’Europe et tout vétérinaireérudidoit y penser face à des symptoms cardiorespiratoires Le chien et le renard se contaminent par ingestion de limacesoud’escargots (voir en léchantsimplement la baveséchée de cesgastéropodes parasites. Après une migration complexedansl’organisme, ce parasite vient se logerdans les artèrespulmonaires et le Coeur droit.

Le cycle évolutif du parasite n’a été élucidé qu’en 1960. Le méritede cette découverte revient au Professeur Guilhon de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort qui aobservé des cas d’angiostrongylose dans des chenils où les chiensavaient l’habitude de manger des limaces. Le Professeur Guilhon apar la suite été capable de reproduire expérimentalement le développementcomplet du parasite.Les hôtes définitifs d’ A. vasorumsont essentiellement les chiens etles canidés sauvages, le renard roux demeurant le principal réservoiren Europe. La contamination s’effectue par ingestion d’hôtesintermédiaires, limaces ou escargots (ou peut-être de matières contaminéespar la bave ou les déjections de ces gastéropodes) contenantdes larves L3. Ces larves franchissent la barrière intestinale et migrentjusqu’aux ganglions lymphatiques mésentériques, où elles subissentune maturation en stade L4 puis L5. Ces stades pré-adultesgagnent ensuite, via le système porte, les artères pulmonaires et lecoeur  où leur maturation s’achève.

Localisation géographique

La larve L1 étant sensible aux températures extrêmes et les gastéropodesnécessitant des conditions d’hygrométrie élevée, seules lesrégions à climat tempéré et humide sont favorables au cycle parasitaire.Cependant la répartition géographique précise du parasiten’est pas connue.

Il y a une quinzaine d’années, seuls le sud-ouest de laFrance et certaines régions de l’Angleterre et du Danemark semblaientconcernés, mais des cas sont maintenant régulièrement signalésdans de nombreuses régions en France (dont la région parisienne),sans doute dû à la présence des renards vecteurs en milieux rural et urbain.Il faut considérer, tout au moins en France, que tout chienpeut être un jour ou l’autre exposé au parasite.

Anciennement décrit uniquement autour de Toulouse, on sait désormais à travers toute la France grâce à l’intervention et la présence de renards contaminés dans les zones urbaines. Quand on cherche bien ce parasite, on le trouve. Le vétérinaire fera appel à différentes méthodes pour détecter ce vers malfaiteur. Des radiographies et l’échographie sont de bons moyens diagnostiques. La confirmation passera par la mise en évidence du parasite dans les matières fécales du chien contaminé mais aussi sa présence dans les bronches et les alvéoles pulmonaires. Enfin un test sanguin rapide et très fiable (ANGIODETECT) complète l’arsenal diagnostic de votre vétérinaire.

Tableau clinique

Des signes respiratoires (dyspnée, toux chronique) et cardiaques (intoléranceà l’effort, insuffisance cardiaque droite) d’évolution lentesont les manifestations les plus fréquentes de l’angiostrongylose. La présencede tels signes cliniques doit amener à inclure cette maladie dansle diagnostic différentiel des trouble respiratoires du chien. La maladie évolue en général vers une insuffisancerespiratoire majeure et la mort survient par décompensation cardiaqueglobale.

Examens diagnostiques complémentaires

La radiographie et l’échographie permettent de mettre en évidenceles atteintes organiques pulmonaires et cardiaques et d’évaluer l’hypertensionpulmonaire souvent présente. La technique diagnostiquede référence est la recherche de larves L1 dans les selles à l’aide dudispositif de Baermann. Puisque l’excrétion de L1 est irrégulière, il est recommandé d’effectuerle test sur un mélange de selles prélevées sur 3 joursconsécutifs.Il est parfois également possible d’observer des larves L1 dans leliquide de lavage broncho-alvéolaire. Un test sanguin rapide et très fiable (Snap-test ANGIODETECT DE IDEXX SUR LE SANG) complètedepuis peu l’arsenal diagnostique du vétérinaire.

D’autres méthodes diagnostiques comme l’imagerie (radiologie, échographie, tomographie, endoscopie) et d’autres paramètres de laboratoire peuvent fournir des informations complémentaires pour diagnostiquer A. vasorum et évaluer la sévérité et le développement de la maladie.

Traitement

Le traitement et la guérison fait appel à quelques rares molécules actives à titre préventif et curatif.

Dans les cas sévères, la mise au repos ainsi qu’un traitement corticoïdeet antibiotique peuvent être prescrits. À noter que les lactonesmacrocycliques peuvent être utilisées en prévention (uniquement la moxidectine en pipette tous les mois) chez les animauxvivant en zone d’enzootie.

Angiostrongylusvasorum

Escargot et limace : les hôtes intermédiaires

Renard : un rôle clé dans le cycle de l’angiostrongylose

VERMIFUGER N’EST PAS JOUER !

Comment gérons-nous la mutation MDR1 à la clinique vétérinaire Alizée ?

Les chiens concernés sont les suivants :

COLLEY, BERGER AUSTRALIEN, SHETLAND, ENGLISH SHEPERD, BOBTAIL, LONGHAIRED WHIPPET, MC NAB, SILKEN WINDHOUND, BERGER BLANC SUISSE, WÄLLER, BORDER COLLIE

Certaines races de chiens présentent une sensibilité particulièrepouvant avoir des conséquences délétères en cas de traitement inadapté. Cette sensibilité est due à la mutation du gène MDR1 qui permet de fabriquer une glycoprotéine de transport membranaire. Ce gène est appelé MDR1 (Multi DrugsResistance 1).  Le gène MDR1 code une glycoprotéine P qui contribue normalement à éliminer les médicaments du cerveau. La mutation de ce gène entraîne une accumulation de certains médicaments dans le cerveau responsable de troubles nerveux graves.

Certains sites internet diffusent des informations alarmistes sur la liste des molécules potentiellement dangereuses pour les chiens prédisposés.

Les médicaments à proscrire (à ne surtout pas utiliser) sont les suivants : les avermectines par voie orale, l’émodepside, le lopéramide, les anticancéreux tels que la vincristine, la vinblastine ou la doxorubicine.

Les produits suivants ne sont pas recommandés : produits de gastro-entérologie (ranitidine, cimétidine,dompéridone, ondansetran), cardiologie (digoxine, digitoxine, quinidine, diltiazem, verapamil), immunologie (ciclosporine A, tacrolimus).

Par contre les molécules suivantes (souvent citées sur des sites internet), dès lors que les posologies sont respectées, ne posent aucun problème : l’association milbémycime-oxime et praziquantel, le métronidazole, spiramycine,moxidectine et sélamectine en spot on, fluralaner, afoxolaner et sarolaneren comprimés.

L’analyse de la mutation MDR 1 est d’une facilité déconcertante, il suffit de brosser la gencive avec un écouvillon puis d’envoyer cette brosse à des laboratoire spécialisés.

Vous souhaitez savoir si votre chien est porteur de la mutation, alors venez faire le test chez votre vétérinaire.

LES VERMIFUGES DISPONIBLES A LA CLINIQUE VETERINAIRE ALIZEE

Les vermifuges existent sous forme de comprimés, de pâtes ou liquides et les plus innovants (et les plus efficaces car larvicides) sous forme de pipettes (spot on).

Mode d’emploi des pipettes vermifuges

Les plans de vermifugation du chat et du chien

Calendrier de vermifugation du chat et du chien en fonction de l’âge :

Calendrier de vermifugation

En fonction du risque de zoonoses et de l’âge de l’animal

Des molécules très innovantes sont utilisées depuis des décennies en médecine vétérinaire et ont véritablement révolutionné les traitements vermifuges tant chez l’Homme que chez les animaux. Une molécule, le praziquantel, a obtenu le célébrissime prix GALLIEN en 1987 et une deuxième, l’ivermectine, le prix NOBEL de médecine en 2015 pour les traitements des parasites chez l’Homme. Une troisième molécule récemment mise au point et commercialisée pour les chiens et les chats est en phase terminale d’essais très concluants chez l’Homme et pourrait bien décrocher le prix GALLIEN ou le prix NOBEL de médecine. On assiste donc à une innovation technique permanente et reconnue.

ALORS A VOS VERMIFUGES PRETS PARTEZ !

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